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ENQUETE PUBLIQUE PROJET EOLIEN YEU NOIRMOUTIER

 

Les observations d 'Alternance Noirmoutier :

 

Téléchargez ce document et transmettez le directement à l'enquête publique à partir du 4 avril prochain en ajoutant la mention suivante: "Je, soussigné, M. X, soutiens les observations d'Alternance Noirmoutier sur le projet éolien Yeu-Noirmoutier" à l'adresse suivante: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   ou en Mairies et ou à la Communauté de Communes de l'Ile de Noirmoutier.

 

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Echangeons sur le dossier « piscine ».

 

Le conseil communautaire de l'île de Noirmoutier, s'est réuni jeudi 19 avril 2018. Il a été décidé par la majorité intercommunale que le point à l'ordre du jour portant sur la « Modification unilatérale de la convention de délégation de service public pour l'exploitation du centre aquarécréatif sur l'île de Noirmoutier » se tienne à... huis-clos (J'ai exprimé mon désaccord sur ce huis-clos) qui a été voté sans que la raison de ce huis-clos soit préalablement argumenté :

Malgré cet état de fait regrettable, je souhaite, de façon républicaine, respecter ce huis-clos (je ne ne parlerai donc pas de ce qui a été dit lors des débats et du vote) mais je tiens à échanger sur ce dossier sensible avec notre population, dans le cadre d'un nécessaire et souhaitable débat démocratique.

Cette affaire très problématique de piscine n'est pas une nouveauté. Depuis des années, j'attire régulièrement l'attention du conseil communautaire - sans être hélas entendu - sur des dysfonctionnements et sur le décalage, surtout, existant entre les attentes de notre population, qui est propriétaire de cet équipement, et l'application de la délégation de service public qui a été signée, par M. Faucher avec la SA Bodin en 2010.

En février dernier, M. Faucher a informé les conseillers communautaires des difficultés qu'il rencontrait avec le délégataire à propos du planning 2018 de la piscine. Le fait est que plusieurs associations sportives insulaires ne peuvent plus s'entraîner correctement par manque de créneaux de piscine mis à leur disposition.

Le conseil communautaire a décidé, contrairement à la position d'exigence de transparence auprès de notre population que je préconisais, de prononcer un premier huis clos, hélas renouvelé jeudi 19 avril et d'entamer des négociations en coulisses avec le délégataire. Afin de ne pas gêner ces négociations, en responsabilité, et dans la seule défense des intérêts des îliens, je ne suis pas intervenu publiquement sur cette question comme je m'étais engagé à le faire auprès du président intercommunal. Mais cela n'a rien donné.

Force est de constater que les talents de négociateurs de M. Faucher ne se sont pas couronnés de succès.

Je reprends donc ma liberté de parole sur cette affaire.

Dans le projet de délibération qui a été proposé lors de ce dernier conseil communautaire il a été volontairement éludé l'essentiel pour cacher la vérité aux îliens. Pas un mot dans la délibération - que chacun peut consulter à la Communauté de communes - sur les tenants et aboutissants réels. La vérité est pourtant que cette histoire de créneaux de piscine apparaît comme un prétexte dans le bras de fer qui existe actuellement entre M. Faucher et la SA Bodin et qui porte sur toute autre chose que sur cette histoire de créneaux de piscine dédiés à nos associations sportives.

Le bras de fer, au coeur des négociations qui ont été menées sans succès, porte sur une affaire d'argent, des sommes colossales, plusieurs centaines de milliers d'euros, que la SA Bodin souhaiterait négocier avec la communauté de communes. Cette négociation porterait sur le GER c'est à dire le gros entretien renouvellement. En gros, pour que le grand public comprenne ce dossier complexe, la SA Bodin s'est engagée à entretenir notre équipement chaque année à hauteur d'un montant qui n'aurait pas été respecté par le délégataire. Ce dernier devrait donc en 2028, à la fin de la délégation, rembourser la différence entre les sommes réellement versées par elle, pour cet entretien, et ce qu'elle aurait dû verser. Ce delta serait déjà de plusieurs centaines de milliers d'euros. C'est pour cette raison que le président intercommunal a mandaté une étude au coût de 11.000 euros pour connaître l'état actuel de la piscine qui, par défaut d'entretien éventuel, pourrait perdre grandement de sa valeur. En gros, que l'on se retrouve en 2028 avec le risque d'un équipement complètement vétuste bon à jeter à la ferraille.

Voilà les enjeux réels de cette affaire et il me paraît capital que les îliens, qui,sont les réels propriétaires de cette piscine qui leur est, par définition et en priorité destinée, soient parfaitement informés de la réalité de ce dossier. Je regrette donc amèrement que cette question – aussi sensible soit-elle- soit traitée à huis-clos. Il n'y a pas, en l'espèce, de risque de trouble à l'ordre public que je sache !

 

Sur le fond de cette affaire: je préconise une remise à plat de l'ensemble des termes du contrat de délégation de service public et des avenants, un réexamen complet par une commission composée d'élus et de membres des associations utilisatrices afin de tenter d'arriver à un compromis satisfaisant et au meilleur coût de toutes les obligations de service public.

Je suis pour une position ferme afin de faire respecter le droit des îliens.

 

En résumé voici la position que je souhaite partager avec tous les îliens :

Primo : notre piscine couverte ne peut pas ouvrir au bon vouloir d'un exploitant qui, lui, n'a qu'un seul intérêt : réduire les jours d'ouverture qui lui coûtent de l'argent !

Secondo : la piscine extérieure, qui, elle rapporte de l'argent au délégataire, n'est pas du tout fréquentée par les îliens... qui financent pourtant, via notre collectivité, une bonne partie de ses travaux extérieurs!

Cette situation inacceptable n'est plus tenable.

 

J'observe enfin que « la modification unilatérale du contrat » aura pour répercussions de verser, au final, de nouvelles indemnités - d'argent public - à la SA Bodin.

En l'état actuel du bras de fer engagé, et en conscience, je me suis refusé à contribuer à ce que les îliens fassent le moindre nouvel effort financier en faveur du délégataire.

Au bout d'un moment, cela suffit.

Les îliens, comme moi, en ont assez de plier l'échine, de ces tractations et négociations de couloirs qui n'aboutissent à rien. Ce sont les îliens qui paient ! A ce titre, ils ont droit à un minimum d'informations tout de même... et à un minimum de respect. D'autant plus qu'ils paient pour un équipement tout en ayant l'impression que celui-ci leur est : soit refusé, soit ouvert au compte-goutte. Tout ceci me semble ni sérieux, ni moral.

Et vous, qu'en pensez-vous ? Echangeons.

 

Jean-Michel Laurence

Conseiller communautaire de l'Ile de Noirmoutier

 

Ventilez vous !!!

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Numero 10

VIENT DE SORTIR